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PURGATOIRE À INGOLSTADT

Purgatoire à Ingolstadt

création 2012

En 1924, à 23 ans, Marieluise Fleisser écrit sa première pièce Purgatoire à Ingolstadt qui livre un propos singulier sur la jeunesse provinciale qui l’entoure. Une jeunesse sclérosée par la religion, la peur du péché, qui cherche à travers la confrontation et le désir de l’autre une forme d’échappatoire. Nous transposons la petite ville de Bavière de Fleisser en un « Ingolstadt » à la fois réaliste et fictif, une ville d’Europe du 21 ème siècle, au prise avec la chaleur étouffante d’un été caniculaire. Les rapports du groupe de jeunes qui y vit sont faits de violences, de petites humiliations, de désirs physiques inassouvis et de passion dévorante, ils traduisent une impulsivité que la société peine à étouffer totalement. La loi du « groupe » impose de se conformer au modèle commun, de ne pas se faire remarquer en bien ou en mal. La plupart de ces personnages n’ont pas de recul sur le monde qui leur est imposé, ils le subissent dans une colère sourde. Et quand l’un d’entre eux transgresse les codes imposés c’est tout l’édifice qui s’en retrouve ébranlé.

Cette génération du début du 20 ème siècle, a ceci de comparable à la nôtre qu’elle interroge la notion de possible dans une société que l’on voudrait nous faire croire inamovible. Il me paraît intéressant d’explorer, avec le collectif de jeunes artistes que nous sommes, le rapport à l’héritage et le positionnement de la jeunesse face à celui-ci.  En quoi ce passage de l’enfance à l’âge adulte bouleverse-t-il notre vision, notre positionnement face au monde ? C’est à travers les multiples tentatives de deux personnages à la marge,  Roelle et Olga, que la confrontation avec le groupe éclate.

Car qui n’est pas conforme est à exclure. La pièce pose la question du libre arbitre : comment avoir 20 ans dans une société où l’on n’est déjà coupable de « crimes » que l’on n’a pas encore commis ?  Quels moyens se donne-t-on pour affirmer sa liberté ?

Que devient une société quand sa jeunesse ne se reconnaît pas dans les codes imposés ?

Maëlle Poésy

D’après un texte de Marieluise Fleisser

Mise en scène par Maëlle Poésy

Avec : Caroline Arrouas, Nathalie Bourg, Roxane Cleyet-Merle, Hugo Eymard, Alexandre Pallu, Cédric Simon

Traduction et dramaturgie : Kevin Keiss

Scénographie : Alban Ho Van

Costumes : Alban Ho Van assisté de Camille Vallat

Création lumière : Jérémie Papin

Régie Générale/Construction : Jordan Deloge

Création sonore et régie son : Samuel Favart Micha

LES TOURNÉES

Saison 2012-2013

L’Espace des Arts – scène nationale de Chalon-sur-Saône

Théâtre Dijon Bourgogne – CDN de Dijon

Festival Prémices – CDN de Lille

Production :
Espace des Arts, Scène nationale Chalon-sur-Saône

Coproduction :
Compagnie Drôle de Bizarre / Théâtre Dijon Bourgogne, Centre dramatique national

Avec le soutien du Théâtre du Nord – Centre dramatique national, Lille / de la DRAC Bourgogne, de la Région Bourgogne / de la Ville de Dijon

Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National

L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte représenté.